Vous pensiez que toutes les soupes en brique se valaient ? Détrompez-vous. Un détail en apparence anodin sur l’étiquette peut faire toute la différence… et il passe souvent inaperçu. Ce chiffre méconnu pourrait pourtant vous aider à éviter une soupe pleine d’eau et de promesses creuses. Voici comment le repérer et l’interpréter.
Des soupes loin d’être naturelles
Sur le papier, les soupes en brique semblent parfaites : pratiques, rapides, et parfois étiquetées “100 % naturelles”. Pourtant, la réalité est souvent bien différente.
Selon le guide d’achat de l’UFC-Que Choisir publié en septembre 2024, beaucoup de ces soupes sont très éloignées d’une recette maison. L’enquête révèle la présence récurrente de :
- Arômes artificiels
- Huiles bon marché
- Sirop de glucose
- Épaississants qui donnent une illusion de texture (fécule de pomme de terre, amidon de maïs ou de riz transformé)
- Quantité élevée de sel
- Quantité très faible de vrais légumes
Autrement dit, beaucoup de soupes industrielles sont avant tout faites d’eau et d’ingrédients transformés.
Le chiffre-clé à repérer sur l’étiquette
Pour faire un bon choix, oubliez les slogans comme “velouté aux 9 légumes”. Ce genre de promesse est souvent loin de la réalité. Ce qui compte réellement ? Le pourcentage de légumes.
La diététicienne Corinne Huteau conseille de toujours regarder ce taux sur la liste d’ingrédients. Il est exprimé en pourcentage, juste après la liste de légumes. Mais attention : il cache parfois une autre astuce des fabricants.
Ne vous laissez pas avoir par les féculents
Les industriels incluent souvent dans ce chiffre les pommes de terre. Or, même si elles poussent dans la terre, elles ne comptent pas comme légumes mais comme féculents. Ce glissement fausse la lecture du pourcentage.
Par exemple, le velouté “10 légumes” Toque du Chef (vendu chez Lidl) annonce 25 % de légumes, dont 9 % de pommes de terre. Résultat : très peu de vrais légumes… et beaucoup d’eau. Ce produit a d’ailleurs obtenu la mauvaise note de 8,7/20 dans le classement de l’UFC-Que Choisir.
Une bonne soupe en brique : à quoi ça ressemble ?
Heureusement, il existe des références plus saines. Certaines marques proposent des soupes bien plus riches en vrais légumes, sans jouer sur les doses de féculents ou d’épaississants.
Un bon exemple à suivre
Le velouté bio “De nos campagnes” signé La Potagère indique un taux de 58 % de légumes. Parmi eux, on trouve :
- 15 % de carottes
- Oignons
- Haricots verts
- Chou-fleur
- Poireaux
Certes, il contient aussi 14 % de pommes de terre, mais les légumes restent majoritaires. C’est ce type d’équilibre qu’il faut viser.
Comment bien choisir sa soupe en magasin ?
Retenez cette règle simple : plus le pourcentage de légumes (hors pommes de terre) est élevé, mieux c’est.
Nos conseils pratiques
- Ignorez les images de légumes sur l’emballage : elles sont souvent trompeuses.
- Regardez la liste des ingrédients : les légumes devraient apparaître en tête de liste.
- Fuyez les recettes longues et complexes : elles cachent souvent des additifs.
- Vérifiez les mentions “fécule” ou “amidon” dans la composition.
Et si vous avez un doute ? Comparez deux soupes côte à côte. Celle qui indique un pourcentage de légumes plus élevé, en excluant les pommes de terre, a plus de chances d’être de meilleure qualité.
Conclusion : un détail qui change tout
La prochaine fois que vous choisissez une soupe en brique, ne vous laissez pas séduire par le marketing. Le chiffre à scruter, c’est le taux réel de légumes. Plus il est haut, plus votre soupe sera nourrissante, saine… et fidèle à ses promesses.
En devenant attentif à ce simple chiffre, vous éviterez les soupes pleines d’eau et de poudre magique. Et vous ferez un vrai choix éclairé pour votre santé.




